The Divine Hurts

Un groupe aux consonances typées, dans la lignée des Libertines, REM, Blur, Supergrass, The Jam, The Barracudas ou encore des Smiths. Harmonie, mélodie, répétition… les éléments primaires pour concevoir et propager un Power Pop indépendant, créatif, aux titres accrocheurs. Les compositions de Dennis Hall, aux influences jangle revendiquées, sont cultivées, ciselées et soignées. La production du premier EP « Mind your head », assumée dans les choix et les couleurs sonores, est très teinté de college rock 80 à 90’s. Le tout, très bien fait, sonne comme un hommage, mais au final surprenant et très frais. Le single à suivre “Suicide in my garden” est quant à lui plus intimiste, acoustique, avec la voix fragile de Phanie Bluesoul, invitée à se mélanger à celle de Dennis Hall dans la mise en scène d’une séparation. Volontairement produit en single, ce titre montre la richesse de la palette et annonce un nouvel opus, en préparation, plus signifiant encore dans la veine power pop & lyrics… Car la force de The Divine Hurts ne se limite pas aux compositions et arrangements. Comme il n’est pas toujours coutume dans le genre, les paroles signées par Dennis Hall et Mick Smith – deux compères à l’oeuvre de longue date, sont de belle facture et donnent au groupe toute sa profondeur. Les textes explorent les âmes et leurs affres et questionnent les relations et leur dérisoire. L’écriture n’est pas sans rappeler celle de Lou Reed dans les pointes de noirceur ou de Morrissey dans le constat ironique. La subtilité transparaît jusqu’au nom du groupe : « The Divine Hurts » : « le divin heurte » mais aussi « les coups divins », la souffrance subtile… et de « hurts » à « hearts », la différence est minime… A découvrir et propager de toute urgence. TDH Production

2018-10-14T01:11:16+00:00 octobre 14th, 2018|Artistes|